Transition(s)

État des lieux des Transitions & solutions, résilience, projections et exploration des futurs…
HiFlow ouvre son nouveau cycle

La transition est un terme appliqué dans le domaine des sciences, en physique atomique et des particules par exemple. On parle alors de la modification d’un système physique, d’un état ou d’une condition, à un autre. Aujourd’hui, dans le contexte de la crise sanitaire, de la pression de l’urgence climatique et des avancées scientifiques, la relation entre l’être humain et le vivant se révèle. Impossible donc d’envisager la notion de transition sans questionner la place que nous occupons, le rôle que nous jouons et la conscience que nous mettons dans notre rapport à la terre. 

C’est dans cette démarche de conscience active que s’inscrit le nouveau cycle de conférences de HiFlow, intitulé Transition(s), avec en son cœur une question : qu’en est-il de notre transition ou plutôt de nos transitions ? Celles de l’être humain par rapport à lui-même, au sein de la société, dans sa relation à la nature. Aujourd’hui, la transition est numérique, économique, sociale et environnementale. Seulement, sommes-nous en mesure de nourrir les transitions dont nous sommes partie prenante d’une intention constructive, innovante, courageuse et durable ? HiFlow vous propose une série de rendez-vous pour mieux comprendre et appréhender les défis auxquels nous sommes confrontés, car aujourd’hui, plus que jamais, le temps n’est plus à la seule observation, le temps est à l’action.

Comprendre la nature d’une transition, signifie l’examen de sa genèse. Une transition peut trouver sa source dans différents phénomènes aux effets à la fois individuels et systémiques, selon le chercheur Frans Berkhout (2002). Qu’il s’agisse de la somme de petites actions, d’une prise de conscience institutionnelle ou personnelle, le processus relève toujours d’une association entre des facteurs sociaux et technologiques (techniques). Une transition n’est pas une transformation. La transition nous éloigne idéalement d’un état, d’un système, pour nous rapprocher d’un autre. Idéalement, car c’est dans la réflexion sur cet équilibre parfait entre le cœur et l’esprit que reposent nos aspirations de durabilité aujourd’hui. 

Garantir la durabilité d’une transition est tout l’enjeu de nos sociétés. L’objectif étant d’assurer que son résultat soit vertueux, que cet autre état soit bénéfique au plus grand nombre. Autrement dit, il est question de déterminer comment la transition peut non seulement se révéler comme génératrice d’opportunités, mais également de résilience. L’acte de résilience n’est pas un renoncement à soi ou aux valeurs pour lesquelles nous nous engageons, au contraire. Il incarne cette affirmation de soi dans une capacité à surmonter les difficultés, les crises ou autres obstacles qui mènent, après une phase d’évaluation, à une voie active de création. 

Cette phase s’avère essentielle dans le processus. Elle n’est autre qu’une invitation à l’introspection nécessaire à l’éveil de nouvelles ressources, d’une nouvelle conscience des réalités, de l’énergie de la co-construction du monde de demain. HiFlow souhaite ainsi créer cet espace d’exploration, de croisement d’expressions d’innovations technologiques et organisationnelles, où les résonnances ancestrales du champ artistique transforment nos peurs en moteurs du vivant. HiFlow se positionne ainsi en refuge, en incubateur, ou encore en accélérateur, avec audace et détermination, dans un environnement ralenti parfois par des schémas peu ou in-flexibles.

Si cette reconnexion à soi, cet éveil à la réalité, cette prise de conscience de ce qui est et peut être, est un lieu de guérison, elle n’est pas pour autant la source de la transition. La reconnexion est la transition. C’est elle qui saura nourrir l’inspiration et les décisions nécessaires à la mise en place de formes nouvelles personnelles, entrepreneuriales et systémiques. Et elle est entre autres rendue possible, par ce que le penseur et acteur écologiste, Jean-Pierre Goux, appelle l’« overview effect », ou l’effet surplombant, dont sont témoins certains astronautes. 

Plus qu’une prise de conscience de ce qu’est la terre, il est question de la capacité d’émerveillement de l’être humain, face à celle-ci, face à lui-même. Contempler pour se rapprocher d’une place qui nous corresponde mieux au sein de la société, sortir du schéma dichotomique du consommateur-pilleur ou du sauveur, trouver ce juste équilibre dans un acte simple empreint d’humilité. Comme l’exprime Goux : « La Terre n’a pas besoin qu’on la sauve, elle a juste besoin qu’on l’aime. » 

Le cycle Transition(s) proposé par HiFlow ce printemps est une invitation au voyage, à la réflexion et à l’action durable pour dessiner ensemble le monde de demain.